OS Commerce : « JL »

On continue avec un autre cas de Ecommerce.
Cette fois-ci, c’est un os-s rapide dans l’analyse, sinon on n’aura jamais tout traité.
C’est parti.

Visualisation de la structure du site

structure oscommerce
Vous pouvez comparer avec le cas d’hier pour constater que malgré l’effet méga menu, ce site et le précédent n’ont pas vraiment la même structure.

Crawl du site

155 pages indexées dans Google. 386 pages crawlées.
Dans le lot, des pages de type share et inscription à la newsletter (avec un paramètre dans l’url, mais pas de canonical, donc page différente).
On risque ici d’avoir des pages dupliquées, qui ne se retrouvent pas dans l’index Google, et perdent donc du jus.
La rustine canonical devrait ici aider.
Coté Url, tout à est plat. Pas de notion de répertoire. Toutes les urls sont de la forme domain.tld/page.html
Pas forcément gênant, mais ça ne donne pas de piste quant à l’organisation du site.
Ne reste que le maillage pour assoir la structure.

Profondeur du crawl

2 niveaux en majorité, 4 niveau au max.
On voit tout de suite l’effet « méga menu », présent sur toutes les pages, qui aplatit complètement le site, et donne beaucoup de pages sans descendance.

Circulation du PageRank

Ici, la home est la page la plus importante, à égalité avec quelques pages de premier niveau.
Dans le second niveau, on remarque des différences de PR entre les pages (influence des « promos » en page d’accueil et des « produits liés » à priori)

Des silos ?

S’il y en avait, le méga menu les fait tellement fuire qu’on ne les identifie pas.
Si on veut tenter des silos mieux isolés, il faudrait par exemple n’avoir en dur que le premier niveau du mega menu, et afficher le reste en ajax.
Cela jouerait sur la répartition du PR, puisque du coup, les sous-catégories auraient moins de jus que les catégories de top niveau.
C’est donc une question de stratégie et de mots clés à positionner.
On peut aussi imaginer des sections plus éditoriales, mais SANS ce méga menu, juste des liens vers les produits ou catégories dont on parle.
(Afin de transmettre l’ancre voulue vers la page, pas le nom dans le menu).

Conseils d’optimisation

En vitesse, 2 choses importantes :

  • vérifier les liens de type share et newsletter. Ils sont utiles pour le visiteur, mais créent une confusion pour le crawl.
    Les afficher en ajax permettrait de limiter les pertes de jus.
  • Optimiser les titres des catégories. Actuellement, le titre est du type « Le %produit% ». C’est vague, il n’y a ni contexte ni intention d’achat. Si la page ranke sur le mot clé brut et ses déclinaisons avec intention d’achat, c’est bien. Sinon, miser sur l’intention d’achat pourrait apporter un trafic plus efficace, qui converti mieux.Là, si des pages produit rankent, ce n’est pas le cas des pages catégories : ça, c’est un gros levier accessible facilement.

Enfin, on pourrait se concentrer sur les pages produits qui rankent en bas de page 1 ou en page 2, et les pousser avec un petit cocon bien ciblé.
(ou bien modifier le titre de la catégorie pour ranker sur un produit phare).

Merci d’avance pour vos commentaires et le relai sur les réseaux 😉

3 thoughts on “OS Commerce : « JL »”

  • Oxyllium says: (27 octobre 2015 à 11 h 27 min)

    On voit bien à travers ces images que les sites e-commerce ont besoin d’un gros travail pour être « cocon-compatible ».

    Les conseils d’optimisation de l’article sont de bons débuts de piste, et on voit bien que la meilleure méthode, quand on le peut, et de démarrer le site e-commerce en ayant en tête la bonne structure plutôt que de jongler sur des optimisations qui peuvent s’avérer risquer pour le CA client.

    • Sophie la G-Raph says: (27 octobre 2015 à 11 h 39 min)

      En fait, l’objectif n’est pas forcément de formater tout le web et chaque site en mode cocon.
      Il y a des typologies de sites très différentes, et des structures adaptées pour chacun (que ce soit pour les moteurs ou pour les visiteurs, même si les deux se confondent de plus en plus).
      Le principe de base du cocon, c’est d’utiliser la puissance de N pages proches (en contenu) pour « Pousser » via la mécanique du PR la tête du cocon.
      On peut voir ça comme une philosophie de maillage interne, qui s’intègre harmonieusement avec le contenu principal et la navigation d’un site, ou au contraire comme un « trick » en complément d’une autre structure, mieux adaptée à l’UX.
      Le cocon doit être au service d’une stratégie pensée en amont, ce n’est pas une vérité universelle et absolue 😉

      • Oxyllium says: (28 octobre 2015 à 9 h 48 min)

        Effectivement, mais même si le cocon n’est pas « la » solution universelle, il n’en existe jamais ou alors c’est que le problème qu’elle traite n’est pas si complexe à aborder, cette hiérarchisation est celle qui est la mieux comprise par Google, et par un moteur de recherche en général.

        Donc dans le cadre des objectifs de toute personne possédant un site, à savoir engranger du trafic et guider ce trafic vers une action, il est indubitable que la situation dans laquelle une architecture en siloing cohabite avec une UX favorisant la conversion est la tendance la plus « sûre » pour effectuer un référencement pérenne et efficace.

        Après, le cas d’un e-commerce est vraiment particulier et c’est là que toutes les analyses empririques que vous réalisez pourront amener des réponses adaptées sur la marche à suivre pour effectuer un travail de qualité 😉